Exploiter le potentiel de l’IA pour créer des graphiques

Nous utilisons souvent l’IA pour générer du texte. Mais on oublie qu’elle peut aussi devenir un vrai partenaire de créativité visuelle. On peut exploiter tout le potentiel de l’intelligence artificielle pour faire des propositions de graphiques, à partir des informations communiquées. 

Parce qu’au fond, dès qu’on écrit, dès qu’on analyse quelque chose, il y a des formes visuelles qui sont présentes, qui dorment un peu derrière les mots. Et l’IA, elle, est capable d’aller les réveiller. Si je lui transmets deux éléments, elle peut me dire : “tiens, ça, on pourrait le représenter sous forme de versus.” Si j’en ai trois, elle peut me proposer un triangle, ou même un diagramme de Venn si les éléments se recoupent. Et si j’en ai quatre, elle peut aller chercher du côté des matrices SWOT, des quadrants, des axes abscisse ordonnée… bref, tout un champ de représentation graphique.

L’idée, c’est qu’on ne part plus d’un modèle figé — on part d’une intention. Est-ce que je veux comparer ? Est-ce que je veux montrer une progression ? Est-ce que je veux illustrer une relation de cause à effet ? À partir de là, l’IA est disponible pour dénicher la bonne forme.

Parce qu’il y a toujours une logique derrière un graphique.
Si je veux montrer un classement, je vais utiliser un graphique en barres.
Si je veux montrer une évolution dans le temps, une courbe.
Si je veux montrer une corrélation, un nuage de points.
Si je veux montrer la décomposition d’un tout, un diagramme circulaire.
Si je veux montrer une distribution, un histogramme.
Et si je veux montrer des flux, là on part sur un diagramme de Sankey, ou un schéma de mouvements.

Mais ce qui change avec l’IA, c’est qu’elle peut comprendre l’intention graphique avant même que je la formule techniquement. Je peux lui dire simplement :

“Je veux montrer la progression du turnover dans le temps.”
L’IA répondra :
“Courbe d’évolution.”

Je peux lui dire :

“Je veux montrer les liens entre engagement, QVT et performance.”
Et L’IA proposera :
“Diagramme de Venn.”

Ou encore :

“Je veux visualiser les pratiques RH selon deux axes : digitalisation et satisfaction collaborateurs.”
Et elle me construira une matrice en quatre cadrans.

C’est là que ça devient intéressant : nous passons du texte à la forme, de la pensée à l’image. L’IA devient une sorte de co-designer visuel, un assistant qui comprend non seulement les données, mais aussi le sens qu’on veut leur donner.

Et ce qui est renversant, c’est qu’on peut le faire par prompt.
C’est-à-dire qu’au lieu de dire : “fais moi un graphique”, on peut écrire quelque chose comme :

“À partir de ces quatre éléments, propose moi une visualisation pertinente pour un public RH, en expliquant ton choix.”

Et ça, c’est déjà une démarche de création. On ne fait plus juste des graphiques. On construit des représentations de sens.


💡 Trois exemples de prompts à tester dans un contexte RH

💬 Prompt 1 — Visualiser un indicateur RH dans le temps

“Je te transmets les taux de turnover de mon entreprise sur les cinq dernières années. Propose-moi trois types de graphiques pertinents pour illustrer cette évolution, et explique-moi pour chacun l’intérêt du choix visuel (par exemple courbe, barre, ou aire).”


💬 Prompt 2 — Représenter un diagnostic QVT

“J’ai trois grands pôles dans mon diagnostic QVT : l’ambiance de travail, la reconnaissance, et l’équilibre vie pro / vie perso. Propose-moi un type de graphique qui permet de représenter ces trois dimensions et leurs zones de recoupement éventuelles.”


💬 Prompt 3 — Comparer les pratiques de formation

“Je veux comparer quatre départements de mon entreprise selon deux axes : le taux de participation aux formations (axe horizontal) et le niveau de satisfaction des stagiaires (axe vertical). Propose-moi une visualisation adaptée et explique-moi comment je pourrais l’utiliser dans une réunion RH.”


L’idée, derrière tout ça, c’est d’utiliser les prompts comme un véritable outil de réflexion visuelle. On ne demande pas seulement à l’IA de faire à notre place : on l’invite à réfléchir avec nous sur la meilleure manière de traduire un message, une donnée ou une idée.

Et c’est là que la magie opère. Parce qu’à ce moment-là, on n’est plus seulement utilisateur de l’IA — on devient co-créateur.