Le prompting vocal : une nouvelle manière de converser avec l’IA

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de quelque chose qui me paraît vraiment intéressant et qu’on commence à expérimenter de plus en plus : le prompting vocal.
Parce qu’en effet, les gens — et moi le premier — utilisent de plus en plus la voix comme un outil pour transmettre leurs requêtes à l’IA. Et c’est fascinant de voir comment notre manière de communiquer avec ChatGPT ou d’autres IA évolue.

Trois formats d’interaction avec l’IA

À force d’observer et de pratiquer, je trouve qu’on peut classer la manière d’interroger ChatGPT en trois grands formats.

1. Le format texte pur

C’est la version classique : vous rédigez vos prompts, vous copiez-collez vos textes, vous tapez vos instructions directement depuis votre ordinateur.
C’est efficace, mais il faut bien le reconnaître, ça prend du temps. Il faut rédiger, formuler, corriger, et parfois l’idée se perd entre le moment où elle naît et celui où elle est écrite.
Bref, on reste dans une communication asynchrone textuelle, un peu figée, qui correspond davantage à une logique d’écriture qu’à une logique de pensée spontanée.

2. Le format audio asynchrone

Deuxième format : le prompting vocal asynchrone.
Ici, vous n’écrivez plus, vous enregistrez de petites notes vocales pour transmettre vos instructions.
On peut le faire depuis son téléphone ou son ordinateur — il suffit de cliquer sur le petit micro et de parler.
Mais attention : l’IA ne comprend pas toujours tout. Elle peut traduire n’importe quoi, littéralement, selon votre manière de parler, vos expressions, vos accents ou vos tics de langage.
Il faut donc rester vigilant : c’est un mode pratique, rapide, mais encore un peu approximatif.
En revanche, il a un vrai intérêt pour capturer une idée sur le vif, quand elle arrive, sans passer par la barrière du clavier.

3. Le format audio synchrone

Et enfin, la troisième forme, celle qui me paraît aujourd’hui la plus intéressante : le synchrone audio.
Là, on discute en direct avec l’IA. On converse, on rebondit, on ajuste le ton, la direction, la profondeur.
Et surtout, on lui demande de se souvenir de qui nous sommes : notre rôle, notre posture, notre manière d’aborder les sujets.
Parce qu’au fil des conversations, on peut porter plusieurs casquettes — formateur, consultant, auteur — et il est important que l’IA s’y adapte.

Ce format synchrone vocal ouvre la voie à une relation beaucoup plus fluide, naturelle et contextuelle avec l’IA.
On n’est plus dans la commande écrite, mais dans la conversation intelligente, où la voix réintroduit du rythme, de l’émotion et de la spontanéité.


En conclusion

Aujourd’hui, quand on parle de prompting, on ne parle plus seulement de texte.
On parle aussi de voix, d’oralité, de dialogue en temps réel.
Et c’est peut-être là que se trouve le futur de notre rapport à l’intelligence artificielle : une IA qui n’est plus seulement une machine à répondre, mais un véritable partenaire de conversation.