Savez-vous que…
Fiodor Dostoïevski a vécu une exécution simulée en 1849 : conduit devant le peloton, sentence lue, yeux bandés, il attendit le tir avant qu’un messager n’annonce la commutation de peine. Cet épisode, attesté par des témoignages et sa correspondance, marqua durablement son rapport au temps, à la responsabilité et à la liberté. Après cette expérience, il écrira que chaque minute devait désormais être vécue comme un choix moral conscient.
Introduction
Dostoïevski incarne une approche fondée sur l’exploration des conflits intérieurs, la responsabilité individuelle et la lucidité face aux contradictions humaines. Sa pensée permet de révéler les projets qui ignorent les tensions psychologiques, les organisations qui sous-estiment la culpabilité, la peur ou le désir de rédemption, et les stratégies qui supposent une rationalité uniforme là où dominent dilemmes et passions. Dans vos projets internes, l’incarnation dostoïevskienne aide à comprendre ce qui motive réellement les acteurs, à identifier les conflits éthiques latents, à anticiper les réactions extrêmes et à concevoir des décisions qui tiennent compte de la complexité morale. Pour votre veille externe, son regard permet d’évaluer la profondeur d’un discours : reconnaît-il l’ambivalence humaine ? Affronte-t-il les zones d’ombre ? Ou simplifie-t-il abusivement des comportements traversés par le doute et la contradiction ?
Prompts incarnés
A. Pour vos projets, analyses, idées
« Analyse mon projet comme Dostoïevski : conflits intérieurs, dilemmes moraux, motivations profondes et risques de rupture. »
« Reformule cette stratégie en intégrant les tensions psychologiques et éthiques des acteurs impliqués. »
« Propose une version plus lucide de mon dispositif en identifiant les zones de culpabilité, de peur ou de responsabilité. »
B. Pour votre veille (articles, posts, études)
« Relis ce texte avec le prisme dostoïevskien : complexité morale, contradictions humaines et profondeur psychologique. »
« Analyse une étude en évaluant si elle prend en compte les dilemmes réels plutôt qu’un comportement idéalisé. »
« Évalue un discours selon sa capacité à affronter l’ambivalence humaine sans la simplifier. »
