Lorsque l’on décrit la pensée combinatoire — ce choc entre A et B qui donne naissance à C — un parallèle naturel apparaît : la sérendipité.
La sérendipité est la capacité à trouver quelque chose d’utile ou d’heureux sans l’avoir cherché, souvent en poursuivant un objectif totalement différent.
On cherche A, on trouve B… et B s’avère précieux.
Dans la pensée combinatoire, l’intention est différente, mais l’esprit ressemble à celui de la sérendipité.
On confronte volontairement deux idées étrangères, A et B, et le résultat — C — peut être inattendu, surprenant, voire déstabilisant.
🔍 Ce qui rapproche les deux phénomènes
1. L’inattendu
Dans les deux cas, la nouveauté surgit là où on ne l’attend pas.
La pensée combinatoire provoque l’inattendu ; la sérendipité l’accueille.
2. Le rôle du hasard contrôlé
La sérendipité dépend du hasard, mais d’un hasard fertile, orienté par la curiosité.
La pensée combinatoire, elle, crée un “hasard artificiel” : une collision volontaire d’éléments étrangers.
3. La valeur de la rencontre improbable
La sérendipité fait se rencontrer un problème et une solution insoupçonnée.
La pensée combinatoire fait se rencontrer deux idées qui n’avaient aucune raison d’entrer en contact.
🎯 Ce qui les distingue
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La sérendipité est un phénomène : on tombe sur une découverte heureuse.
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La pensée combinatoire est une méthode : on provoque la collision pour créer de la nouveauté.
🌱 Une proximité féconde
On peut dire que la pensée combinatoire est une sérendipité structurée, une manière disciplinée de faire naître l’inattendu.
Et l’IA, par sa capacité à manipuler des volumes massifs d’informations hétérogènes, est l’outil idéal pour multiplier ces rencontres improbables.
Là où la sérendipité attend la découverte, la pensée combinatoire la fabrique.
Les deux se complètent, les deux nourrissent l’innovation, et l’IA incarnée devient leur terrain de jeu privilégié.
